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Patrimoine: La Citadelle de Fort Adélaïde
Posté le 20 novembre 2009 à 00:42:13 EST par editor1 |
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La Citadelle de Fort Adélaïde : Évitons une réhabilitation hétéroclite de ce site
historique.
La mise en valeur patrimoniale du Fort d’Adélaïde ne pourrait se comprendre par la simple adéquation Musée-Fort; on aurait touché alors que les simples éléments du patrimoine, sans rien extraire de parlant, d’indicatif ou d’illustratif, ni sur le plan historique ou culturel, ni sur le plan patrimonial du lieu.
L’horreur que j’ai jamais entendu dans ma carrière d’architecte comme consultant en patrimoine bâti et lieu historique, et de cette déclaration d’amateurisme et d’incompétent en la matière de la conservation du patrimoine apparu dans la presse « Week-end » en date du 16 août dernier, d’où on annonce avec grande pompe que ce Fort sera un lieu qui accueilleront des boutiques, Spa et autre tam tam.
Ce Fort qui était un complexe militaire au temps jadis, intimement lié au caractère particulier du positionnement géographique de l’île, à été construit pour remplir cette fonction de lieu de défense (point d’observation) de la colonie Anglaise. Ce fort qui va être remodelé de main d’homme sera probablement converti en un musée d’interprétation et autres attraits touristiques bas gamme, ne serait-ce qu’un sacrilège à la mémoire de l’art du génie militaire de l’époque.
Cette programmation simpliste ne rendra pas à ce site ces éléments essentiels de son identité et de mieux en présenter le potentiel et les évènements associés à sa mémoire. Ces interventionnistes, ces historiens ou professionnels du tourisme qui planchent à une improvisation de ce lieu historique, devraient se posait la question de dichotomie perceptible entre leur mission du Musée, attrait touristique (magasins, restaurant, spa, etc.) et la valeur patrimoniale réelle du Ford.
Et voilà que maintenant lorsqu’une crise ou un simple affaiblissement économique se présente, la seule chose que les élus ou les responsables économiques pensent et disent, c’est « développons le tourisme». En ce faisant on aliène le patrimoine, car celui-ci qui est conçu et mis en valeur que pour les touristes, n’est plus le patrimoine des gens du pays. Le citoyen n’est alors plus du tout propriétaire de son patrimoine, puisque ce patrimoine est voué à une utilisation économique d’attraction et de consommation touristique.
Ne répétons pas les mêmes atrocités de ce qu’on à fait avec le site de Donjon, et voir comment ils ont pratiqués une intervention qui fait plus mal sur le site même que d’apporter et mettre en lumière la richesse du site!
J’attire l’attention de ceux ou celles qui en sont responsable de ce projet de mise en valeur de la Citadelle, de faire taire impérativement et de cette improvisation ridicule de entreprenants de tous horizons, qui au préalable, déterminera de ce que sera l’usage et la destiné du Fort, avant même de définir une énoncé des valeurs patrimoniale du lieu.
La mise en valeur des forts existants, passe d’abord par la reconnaissance de leur héritage culturel. Le sens culturel à faire valoir dans ce projet de développement, sera le souci de qualifier un langage patrimonial et des moyens à réunir pour traduire matériellement une thématique sociale et culturelle du lieu. Plusieurs exemples, particulièrement la ville de Québec, ville du patrimoine mondial ont démontré en accomplissant la mission d’interprétation du patrimoine muséologique dans un fort militaires, s’aligne plutôt vers un musée d’histoire générale des colons Français et Anglais. L’enjeu de cette programmation et que l’on se limite généralement à la seule mise en valeur d’éléments du patrimoine, plutôt que de répondre à un désir de créer un lieu de mémoire et de découverte, de ce passé exceptionnel d’une époque historique cruciale pour notre pays : la fin de l’esclavage et le commencement du Coolie Trade.
La mise en valeur d’un lieu historique c’est ne pas restaurer à grands frais ni préserver des reliques. Avant tout, c'est le connaître pour éviter de le perdre sous l'effet du temps ou avec des gestes malheureux, volontaires ou accidentels, de le détruire ou de l'abandonner, de l'oublier ou de le banaliser. Comment se place le patrimoine de ce Fort? Les réponses pourraient être fort simples ou très compliquées ; érudites ou abstraites. Il est important de bien comprendre que la valeur d'un édifice ou d'un lieu historique, n'est pas limitée à la perception que l'on a d'eux, mais dépendra de l'intégrité de toutes les parties qui le composent et de son environnement.
Dans une perspective de continuité entre le passé, le présent et l’avenir, il faut comprendre le lien existant entre patrimoine et la créativité, qui s’enrichit constamment par le passé. Il est donc essentiel de nous interroger sur nos interventions en matière de patrimoine. Il ne faut pas perde de vue qu’un bâtiment ou un site historique protégé peuvent être dénaturé ou banalisés, tout comme une oeuvre peut être perdue par un musée ou une histoire, altérée ou oubliée. Le patrimoine doit continuer à évoluer, de se transformer, des fonctions meurent d'autres naissent, certaines s'adaptent et cela dans le respect de son authenticité.
La composition géomorphologique et l’emplacement stratégique du fort Adélaïde, deux aspects essentiels qui leur confèrent ses origines lointaines doivent être traités comme un tout et non comme deux entités distinctes.
Ainsi, une étude patrimoniale de ce fort militaire doit être établie préalablement avant toutes conclusions de quel usage sera destiné sur ce lieu chargé d’histoire. Une étude patrimoniale, mené par des professionnels de la conservation de l’environnement bâti et des lieux historique (architecte spécialisé en conservation du bâtiment) qui entamera une recherche avancée et surtout présenter des informations pertinentes d’une façon professionnelle qui soit compréhensive et concis. Cette étape préalable sera déterminante par la suite lorsqu’il y aura des interventions de réhabilitation ou de conservation sur le site du Fort Adélaïde.
Leurs études doivent répondre à des principes de conservation mondialement admis. Ces principes sont contenus dans les chartes et énoncés de doctrine élaborés par le Conseils international des monuments et sites (ICOMOS) et des organismes connexes. Cette étude s’articulera autour d’un certain nombre de principes directeurs et exposera les principes de conservation patrimoniale du lieu. Tout cela sera présenter par une analyse historique (le rôle de ce fort dans son contexte), une analyse architectural (le plan, la structure, le volume, les qualités esthétiques et l’état physique et intégrité de l’édifice), une analyse environnementale (comprendre l’édifice et son environnement immédiat, le rapport entre le lieu et la communauté) propose une énoncé de valeurs patrimoniales (valeur historique, valeur architecturale, valeur environnementale) et finalement faire une recommandation qui sera d’une utilité maximale aux interventions qu’on aura à réaliser sur le site et ses composantes.
À cet égard je suggère à la lumière de mes recherches patrimoniale personnels établit lors de mes études universitaire sur le site de la Citadelle, d’établir un bon usage des éléments de patrimoine du site afin que leur caractère d’authenticité historique profite à l’ensemble du projet. Dans le cadre d’une telle démarche, la conservation de certains éléments patrimoniaux devient un moyen en vue d’atteindre des objectifs plus globaux, plutôt qu’une fin en soi.
Ces éléments de patrimoine sont d’abord du site géographique, sa composition géomorphologique et son emplacement stratégique dans notre capitale. Sa topographie constitue des ensembles des monts et cette vue dominat la capital, présente un profile distinctif. Présenter le fort de la Citadelle, c’est d’abord expliquer ce mariage fertile entre un formidable site aux diverses composantes d’un paysage et tout l’art du génie militaire de l’époque. Ce site militaire a été construit en symbiose avec son milieu naturel. Son identité ne peut donc s’affirmer pleinement que si la dimension militaire cohabite avec le caractère naturel de notre île.
Il s’git globalement de créer un lieu de mémoire de ce site ou plutôt on devrait dire de réminiscence.
Ainsi la mise en valeur de ce site doit être un projet multifonctionnel dont les objectifs vont mettre en évidence le génie militaire axé sur différentes technologies du XVIIe siècle, en passant bien sur, par la mise en valeur de vestiges patrimoniaux , la logique militaire, sa science, sa technologie qui est la base même de ce complexe défensif comme logique historique, pourrait être exploité et rendu plus intéressante et accessible aux grands publics.
Jean-Claude Charles, architecte consultant
M.Sc.A (Conservation en bâtiment patrimonial et des sites historiques)
Chargé de projets
Direction des Services Techniques
Montréal, Canada
Téléphone: (514) 476-1608
Bureau : (450) 668-1010 poste 2822
Télécopieur: (450) 975-5009
Courriel: jccharles.csssl@ssss.gouv.qc.ca
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